Dans le bâti traditionnel ancestral ou plus récemment dans les constructions conventionnelles, les bâtiments non étanches à l'air ventilaient naturellement et par conséquent, l'air circulait librement au travers des parois et à la liaison de matériaux.
Ce principe de ventilation non maîtrisé créée souvent beaucoup d'inconfort, des pertes thermiques importantes à compenser par des surcoûts de consommation énergétique.
Concernant un habitat contemporain sans souci écologique, c'est à dire ne prenant pas en compte la constitution des matériaux de construction, (en savoir plus >>>) des études ont montré que l'air intérieur d'une habitation est en général plus pollué que l'air extérieur.
L'origine des polluants provient de la construction, des équipements, des activités humaines et de l'environnement extérieur sous forme de fibres, de formaldéhyde, COV, fongicides, radioactivité, particules pour les plus connus mais aussi de poussières, humidité, pollens, fumées... et la synergie de ces polluants rend notre environnement intérieur particulièrement sensible.
La nécessité de ventiler devient une fonction vitale pour la santé des usagers, elle permet d'assurer un renouvellement d'air neuf tout en limitant les déperditions.
Pour un bâtiment bioclimatique, sain et étanche à l'air, la
ventilation permet de mieux répartir la chaleur solaire des masses inertielles et diffuser un mouvement d'air à température homogène sur l'ensemble des volumes à ventiler. Elle couvre aussi les
fonctions de rafraîchissement nocturne en été, évacue la vapeur d'eau des usages ménagers.
Les systèmes de ventilation sont multiples et peuvent être
associer à des systèmes de préchauffage: puits canadiens, énergie solaire,…